Mémoires d’un ange perdu - Suite
Nov 20th, 2009 by Angele
Note de l’auteur
Ceci est la deuxième partie d’un texte que j’ai écrit il y a quelques années. Fiction, propre vécu, les deux peut-être… Le but étant de captiver les lecteurs et de leur faire ressentir des émotions fortes ; incompréhension, tristesse, refus d’accepter la réalité mais surtout l’amour sous toutes ses facettes.
Cet extrait ne doit en aucun cas être considéré comme un billet triste et déprimant. J’ai simplement souhaité partager une petite partie de moi. J’ai toujours voulu être publiée et qui sait ? Peut-être est-ce le début ?
~*~
Toute la petite famille Lang avait décidé de quitter pour quelques semaines leur petite île Maurice afin de faire un beau voyage en Floride. C’était l’occasion rêvée pour de superbes vacances, d’autant plus que ça faisait des lustres que Baldwin et Peneloppe n’en avaient pas pris. Après des heures de vol interminables et surtout très fatigantes, ils étaient enfin arrivés à destination. Les Lang avaient loué une petite maison dans un des quartiers les plus fréquentés par les touristes et ils avaient hâte d’explorer ce petit coin de paradis.
Les deux premières semaines s’écoulèrent rapidement. Ils passaient leur temps à faire les boutiques, à visiter des parcs d’attractions et ils s’en donnaient à cœur joie. On était déjà à la mi-décembre et tout le pays était en effervescence pour Noël. Le temps plutôt tiède et clair, les maisons joliment décorées, les pères Noël qui déambulaient un peu partout dans les rues. Angélique adorait cette ambiance un peu folle qui faisait toute la beauté des fêtes de Noël, mais il ne se passait pas un jour sans que ses pensées n’aillent vers son petit ami, Alex, qu’elle avait laissé à Maurice. Dans chacune des choses qu’elle faisait, elle songeait à lui. Comme il lui manquait ! Mais elle se consola en se disant que le temps passerait vite et qu’elle serait de retour incessamment.
Les jours filèrent à une vitesse vertigineuse et rien ne laissait présager qu’un malheur guettait les Lang. Le vendredi précédent leur départ, ils étaient tous réunis autour du petit déjeuner dans la cuisine. Peneloppe sirotait un café fumant tandis qu’Angélique et Nathan dévoraient des petits pains au chocolat. Baldwin, lui, finissait sa tranche de brioche. Il échangea un regard tendre avec son épouse et Peneloppe lui adressa ce petit sourire dont elle avait le secret. Baldwin et Peneloppe étaient mariés depuis presque vingt-cinq ans et leur amour était aussi fort que le premier jour. Comme tous les couples, ils avaient eu leurs moments difficiles mais aucune crise n’avait altéré ce lien puissant qui les unissait.
Personne ne remarqua les fines gouttelettes de sueur qui perlaient sur le front de Baldwin.
- Papa, tu ne te sens pas bien ? demanda Angélique en voyant son père grimaçait de douleur.
- Ce n’est rien ma grande. C’est seulement une petite douleur à la poitrine mais ça va passer dans quelques minutes, affirma Baldwin en se dirigeant vers le vestibule.
Tandis que Peneloppe et Nathan terminaient de débarrasser la table, Angélique suivit son père jusqu’au salon.
- Viens t’allonger sur mes genoux en attendant, suggéra Angélique.
Elle s’installa à coté de son père sur le grand canapé et Baldwin étendit son corps robuste et laissa sa tête reposait sur les genoux de sa fille. Angélique prit un mouchoir et épongea doucement le front de son père. Elle remarqua qu’il n’avait pas l’air très bien. Alors elle lui prit légèrement la main et glissa ses doigts entres les siens. Ils étaient chauds et rassurants, comme quand elle était petite fille et qu’elle ne se lassait pas de lui prendre la main. Mais avant qu’elle n’eut le temps de réagir, Baldwin se tordit de douleur. Il essaya de se relever mais retomba violemment sur Angélique.
- Papa ! Papa ! Qu’est ce que tu as ?
La jeune femme hurla, complètement hystérique en voyant son père agonisant dans ses bras.
Peneloppe accourut de la cuisine comme une furie et se figea. Baldwin était allongé. Son visage était livide et il semblait avoir beaucoup de mal à respirer.
- Baldwin réponds moi ! supplia Peneloppe, tout en essayant de garder son sang-froid.
Baldwin émit un soupir à peine audible et sous les yeux affolés de toute sa famille, son regard se voila et il perdit connaissance. Le coeur d’Angélique se brisa en milles morceaux et elle éclata en sanglots. C’était fini. Son père venait de mourir dans ses bras…
Angélique secoua violemment la tête. L’intolerable douleur d’avoir perdu son père refaisait surface et pourtant elle savait bien qu’il n’existait aucun remède à son chagrin. Elle ne voulait pas se rappeler mais tout lui vint en mémoire comme des flashes. La sirène stridente de l’ambulance, le médecin leur annonçant la tragique fin de Baldwin, mort d’un arrêt cardiaque, le désespoir et les larmes de Peneloppe et la détresse évidente de Nathan. C’était la première fois qu’elle voyait son frère aussi perdu. Peneloppe voulait à tout prix voir son mari. Ses deux enfants et elle furent conduits dans une salle et là sur un lit, gisait le corps sans vie de Baldwin. Peneloppe s’éffondra et laissa libre cours à son chagrin. Tout cela ressemblait à un horrible cauchemar. L’homme si robuste qu’était Baldwin Lang s’en était allé subitement. Ensuite suivirent les démarches pour le rapatriement du corps et pour les funérailles. La famille et les amis à l’île Maurice furent sous le choc, ne s’attendant pas à une nouvelle aussi atroce.
Les obsèques ne furent qu’une longue agonie. Le service funèbre eut lieu deux jours avant le réveillon du Nouvel An. Une foule consternée se tenait dans la petite église : parents, amis, les associés de Baldwin, les collègues de Peneloppe. Personne ne comprenait comment tout cela avait pu se produire. Baldwin n’était apparemment pas malade du coeur.
Dans son oraison, le prêtre rappela combien Baldwin était un homme devoué à sa famille et aux gens qui l’entouraient. Et tous les gens se remémoraient son sourire radieux et sa gentillesse sans borne. Oui, Baldwin Lang était un homme bon et généreux. Pour Angélique, Dieu avait envoyé son père pour un temps, hélas trop bref, afin de leur donner une leçon d’amour. Il n’y avait pas d’êtres plus démunis que Peneloppe, Angélique et Nathan Lang en cette matinée de décembre. Tous trois se tenaient serrés les uns contre les autres devant le cerceuil fleuri comme pour faire face à la terrible épreuve qui les unissait. Alex était là lui aussi. Il se tenait debout, solitaire, dans un coin de l’église. Discrètement il regarda Angélique et lui sourit, comme pour lui dire qu’il était avec elle dans sa détresse. Le jeune homme remarqua qu’elle était terriblement pâle. Ses yeux, autrefois si rieurs, laissaient place aujourd’hui à une expression sans vie. Angélique inclina légèrement la tête et Alex put entrevoir des larmes glisser le long de ses joues. La voir dans un tel état de désarroi lui fendait le coeur. Il voulait la prendre dans ses bras, lui rappeler combien il l’aimait mais il savait pertinemment qu’il n’y avait rien à dire. Aucune parole ne pouvait adoucir une peine aussi immense.
Peneloppe semblait au bord de l’évanouissement. Le visage de Nathan était gris. Il soutenait sa mère par le bras et fit face tant bien que mal à l’assistance qui se succéda pour témoigner leurs condoléances à la famille.
Ensuite tout se passa comme dans un flou total. Les Lang rentrèrent à la maison. Un silence lourd les accueillit mais pourtant rien ne semblait avoir changé. Tout était à leur place habituelle… enfin presque tout. Ils savaient que rien ne serait plus jamais le même désormais.

Each time you blog about your Daddy, the post brings tears to my eyes…

Prend courage Angele… Losing a loved one can be hard indeed, but then the good times you spent together are left to cherish… and through those he will live forever in your heart
Omigod ma cherie. i don’t even know what to say.
a few years ago my dad was really really ill and that was the scariest most terrible time i can remember. that much was ATROCE for me, and i can’t even begin to imagine how things must have been for you. but…at least his last moments were happy ones. hold on to the good memories. i know that can’t make the pain go away, but it can make it a little better.
sending the biggest hug ever your way!
To ¥@$#,
*pats ¥@$# on his shoulder*
This post wasn’t meant to be a depressing one but I really appreciate your kind words. I’ve learned to live with the memories. Even though from time to time, they make me cry, they also keep me warm inside
To Manju,
Oh hun, how is your father now? Is he doing better?
Things at that time were awful and I thought I’d never get over it but somehow I did. The whole situation forced me to grow up faster, but in so many ways, it also made me stronger over time.
*hugging Manju*
i agree with YAS whenever you talked about your daddy its really so full of feelings as if you are making us live this moment and you also remind us to value everyone who is still here…I hope one day your wounds will be healed ….take care of yourself Angele ( i already know that you are a fighter and someone strong)
Gaia´s last [post] ..Roman de La Vie La Nouvelle Serie Sur La MBC 2
Blessed be all of you.
P.S
Keep writing.
Fadil´s last [post] ..John Barrowman – Children In Need 2009
My very limited French didn’t assist me in comprehending this post… *lol*
I wish I could give you a big big hug.
we’ve just got to know each other, but hey it doesn’t matter *hugs*

Kit´s last [post] ..Can You Feel It?
Angele! You should write in French! It was beautiful. I can feel your pain in this post. May your father rest in peace. And hugs to you my uber talented girl!

P T´s last [post] ..Sucky Sucky Saturday
To Gaia,
I don’t know if time heals all wounds. The scars in my heart will always be there but I’m moving on with my life because that’s what he would have wanted.
Thanks for your kindness. And you take care too, ok?
To Fadil,
Sometimes writing helps to ease the pain. I write because it soothes this emptiness in my heart. My dad, my inspiration. So yeah, I’ll keep writing
To day-dreamer,
Haha yeah I guess it’s way too early for you to understand such a long post in French. But that’s ok because the hug was just what I needed.

To Kit,
You’re kinda part of the family anyway so I guess it’s ok to hug each other, right? Hehehe *cheeky grin*
To P T,
Thanks a lot dear. I don’t know if I am talented but I just wanted to convey my feelings and I am pleased you actually enjoyed my little piece of work.
Cordialement
Maurice Matthey
To Maurice,
Venant de quelqu’un qui a été publié à plusieurs reprises, ce commentaire me va droit au coeur
Merci d’avoir pris le temps de lire mon texte.